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dimanche 10 septembre 2017

Billet 1 - Réflexion à la suite du visionnement du vidéo Du paradigme de l'éducation



Je suis dans le domaine de l’éducation depuis presque 30 ans. Au départ, ma formation était en adaptation scolaire, puis en éducation préscolaire et en enseignement primaire. Ma philosophie a toujours été d’apprendre à apprendre et surtout partager le plaisir d’apprendre.

Dans ma pratique, cela se traduisait par le prétexte d’utiliser des projets pour apprendre les concepts théoriques. Certes, ce n’était pas toujours parfait puisque je n’arrivais pas toujours à couvrir le programme ministériel faute de temps, mais je voyais cette étincelle dans les yeux des enfants, la découverte et l’utilisation de leur potentiel.

Déjà, à la fin des années 90, plusieurs enfants étaient diagnostiqués TDAH, ils écrivaient au son et souhaitaient en finir avec l’école au plus vite pour aller sur le terrain. Je ne parle pas d’étudiants du secondaire ou du collégial, mais des enfants de la fin du primaire.

Comme je disais souvent, ils ne « fittaient » pas dans le moule. Ce n’était pas faut de ressource. J’avais un élève qui avait déjà doublé une année scolaire, qui n’allait pas y arriver une fois de plus, mais oh combien doué en dessin et avec un sens de l’humour incroyable !

Comment ne pas le perdre en cours de route, dans ce système behavioral, où on apprend graduellement aux enfants à entrer dans le moule, à travailler pour les notes et petit à petit à perdre leur créativité, et ce pour le mérite de leur faire apprendre la connaissance !

Depuis de nombreuses années, je me mets à penser à tous ces enfants que l’on diagnostique à coup de TDAH. À l’époque, il ne faillait pas leur mettre d’étiquette, maintenant, on les multiplie. Qu’avons-nous à apprendre de tout cela ? Est-ce les enfants qui ont la solution ? Et si nous nous mettions à les observer, à comprendre qu’ils ont tout à nous apprendre ? Que ce sont peut-être nous, adulte, qui avons tout faux ?

Ayant eu à travailler avec l’approche par compétences plusieurs années, je pense que nous avons une partie de la réponse. Nous donnons enfin du sens aux connaissances, nous créons des situations authentiques, nous nous éloignons du cerveau vide à remplir et partons des connaissances antérieures. Qu’est-ce que l’apprenant connait ? Comment pouvons-nous lui faire faire des liens pour qu’il réorganise ses connaissances et fasse du sens avec les nouvelles avec lesquelles il est confronté ?


À partir des expériences du primaire et du collégial, comment, à l’université, là où les savoirs prédominent, pouvons-nous faire place aux compétences, aux savoir-agir ? Là est la question qui, dans le contexte où j’évolue comme technopédagogue en formation à distance, m’interpelle au plus au point. Pouvons-nous effectivement faire changer le paradigme ? Est-ce que la formation hybride, la formation à distance et les pédagogies actives peuvent être une piste de solution ? C’est bien ce que j’ai hâte de découvrir à travers ce cours et ce programme universitaire…

Billet 4 (E-2019) – L’évaluation en situation authentique : l’importance de l’alignement pédagogique et du dialogue tout au long d’une formation à distance

Transformer un cours présentiel en cours hybride demande du temps et de la rigueur. Lorsqu’un professeur décide de se la...